3 ans
C’est le délai moyen (énorme) entre les premiers signes de règles abondantes et la première fois qu’on ose demander de l’aide¹.

Encore trop de femmes vivent avec des règles abondantes sans en parler et ne savent pas que des traitements peuvent les soulager.

 

Oser en parler, c’est se donner la chance de trouver une vraie solution. Vous pouvez en discuter avec un professionnel de santé. Sans tabou.

59
%

des femmes avec des règles abondantes pensent (à tort !) que c’est normal²

41
%

des femmes avec des règles abondantes pensent qu’il n’existe aucun traitement (faux, encore une fois !)²

40
%

des femmes avec des règles abondantes ne consultent pas¹

Réduire le flux, c’est réduire le coût

 

Le coût total des règles au cours de la vie menstruée peut varier d’environ 8 000 € à 23 000 €³. Forcément, les femmes avec des règles abondantes sont celles qui dépensent le plus. Réduire son flux, c’est aussi réduire l’impact financier des règles abondantes sur le quotidien. Oser en parler, c’est aussi mettre en lumière la précarité menstruelle, qui concerne 4 millions de femmes en France.

Réduire le flux, c’est réduire le coût

 

Le coût total des règles au cours de la vie menstruée peut varier d’environ 8 000 € à 23 000 €³. Forcément, les femmes avec des règles abondantes sont celles qui dépensent le plus. Réduire son flux, c’est aussi réduire l’impact financier des règles abondantes sur le quotidien. Oser en parler, c’est aussi mettre en lumière la précarité menstruelle, qui concerne 4 millions de femmes en France.

 

 

Les traitements des règles abondantes

Pour réduire le flux et reprendre le contrôle sur vos règles, il y a 3 options :
Les traitements hormonaux, les traitements non hormonaux et les traitements chirurgicaux.

Les traitements hormonaux

Les traitements hormonaux réduisent le flux menstruel en amincissant l’endomètre, la muqueuse de l’utérus qui se détache pendant les règles, grâce à une modification de l’équilibre hormonal entre œstrogènes et progestérone. Ils nécessitent une prescription médicale.

La contraception orale

 

Appelée plus communément la pilule : elle bloque l’ovulation et empêche l’endomètre de devenir trop épais grâce à l’association d’hormones. Plus l’endomètre est fin, moins il y a de sang à évacuer. L’avantage par rapport au stérilet hormonal, c’est que ça fonctionne sur l’abondance des règles dès le premier cycle.

Le stérilet hormonal (SIU)

 

Inséré dans l’utérus pour une durée pouvant aller jusqu’à 5 ans, il diffuse une hormone dans l’utérus qui permet de réduire l’endomètre et donc le flux. Il sert également de contraception. À la différence de la pilule, le SIU peut mettre jusqu’à 6 mois pour être vraiment efficace.

Les traitements non hormonaux

Ils agissent sans modifier le système hormonal.

Les anti-fibrinolytiques

 

Ces médicaments réduisent les saignements en empêchant la destruction trop rapide de la fibrine (une protéine essentielle à la réparation des vaisseaux sanguins).
Lors de règles abondantes, la fibrine est éliminée trop vite, ce qui augmente le flux sanguin. En bloquant l’enzyme responsable de cette dégradation, ces traitements permettent à la fibrine de colmater plus efficacement les vaisseaux, diminuant ainsi la quantité de sang perdue.

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)

 

Ils réduisent l’inflammation de la muqueuse de l’utérus. Et qui dit moins d’inflammation dit moins de flux et de douleurs.
Certains anti-inflammatoires sont disponibles sans ordonnance, d’autres avec.

 

Certains traitements non hormonaux sont disponibles en pharmacie sans ordonnance.

Les traitements chirurgicaux

Ils sont envisagés en dernier recours : quand le flux est lié à une cause précise ou que les autres options ne suffisent pas.

On enlève tout ou une partie de l’endomètre, c’est-à-dire la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus.

On enlève l’utérus. Une solution définitive et irréversible.

On retire un ou plusieurs polypes. Ce sont de petites excroissances au niveau de l’endomètre, souvent bénignes, mais qui peuvent faire saigner plus.

On enlève un ou plusieurs fibromes. Ce sont des tumeurs généralement bénignes du muscle de l’utérus.

On bloque les artères de l’utérus qui amènent du sang aux fibromes, pour les faire diminuer.

Comment bien choisir son traitement ? Ça dépend de plusieurs choses : votre âge, vos activités, votre désir de grossesse (ou non), la cause de votre flux abondant, son intensité, vos préférences personnelles…

Mais rassurez-vous, vous n’êtes pas seule face à ce choix. Votre pharmacien de proximité peut vous aiguiller et votre médecin saura vous proposer les explorations et les traitements qui vous correspondent le mieux, en fonction aussi de ce qui vous met le plus à l’aise.

Comment traiter l’anémie ?

 

Les règles abondantes provoquent souvent de l’anémie par carence en fer.

Quand vous saignez beaucoup, votre corps vide ses réserves de fer et ça fragilise votre santé. Il est donc très important de surveiller et de maintenir vos niveaux de fer.

S’il manque de fer, votre corps n’arrive plus à fabriquer assez d’hémoglobine, indispensable pour apporter l’oxygène aux organes.

Résultat, le corps tourne au ralenti et on ressent de la fatigue, on est essoufflée, on a des vertiges…

Pour traiter l’anémie, votre médecin peut vous prescrire des suppléments de fer

3 mois de traitement, c’est souvent le minimum pour reconstituer vos réserves

En dehors des repas et pas trop proche des pauses thé ou café, pour favoriser la bonne absorption

Les saignements menstruels abondants ne sont pas une fatalité !
Des solutions existent.

Les saignements menstruels abondants ne sont pas une fatalité !
Des solutions existent.

Sources

1da Silva Filho, A. L., Caetano, C., Lahav, A., Grandi, G., & Lamaita, R. M. (2021). The difficult journey to treatment for women suffering from heavy menstrual bleeding: a multi-national survey. The European Journal of Contraception & Reproductive Health Care, 26(5), 390–398.

2 – Bitzer. Women’s attitudes towards heavy menstrual bleeding, and their impact on quality of life. Open Access J. Contracept. 2013;4-21-28

3https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/rapports/ega/l15b2691_rapport-information.pdf

4Enquête précarité menstruelle, Règles Élémentaires x OpinionWay, Mars 2023

5 – Lethaby A, Wise MR, Weterings MAJ, Bofill Rodriguez M, Brown J. Combined hormonal contraceptives for heavy menstrual bleeding. Cochrane Database of Systematic Reviews 2019, Issue 2. Art. No.: CD000154. DOI: 10.1002/14651858.CD000154.pub3.

6 – Bofill Rodriguez M, Lethaby A, Jordan V. Progestogen-releasing intrauterine systems for heavy menstrual bleeding. Cochrane Database of Systematic Reviews 2020, Issue 6. Art. No.: CD002126. DOI: 10.1002/14651858.CD002126.pub4.