Qu’est-ce que les ménorragies ?

Les ménorragies désignent des règles (menstruations) anormalement abondantes.

Elles sont caractérisées par un flux supérieur à 80mL ou des règles qui durent 7 jours ou plus.

Différentes causes peuvent expliquer ces saignements abondants : la puberté ou la ménopause, la présence de polypes ou de fibromes de l’utérus, une cause extérieure comme l’utilisation d’un stérilet au cuivre lors des premiers mois suivant la pose etc. D’autres maladies, responsables notamment de troubles de la coagulation du sang, peuvent entraîner des ménorragies. Ces dernières peuvent aussi survenir sans cause identifiée.

Quels traitements en cas de ménorragies ?

  • Les traitements hormonaux
    Les traitements hormonaux réduisent le flux menstruel en amincissant l’endomètre, la muqueuse de l’utérus qui se détache pendant les règles, grâce à une modification de l’équilibre hormonal entre œstrogènes et progestérone. Ils nécessitent une prescription médicale.

    • La contraception orale : Appelée plus communément la pilule : elle bloque l’ovulation et empêche l’endomètre de devenir trop épais grâce à l’association d’hormones. Plus l’endomètre est fin, moins il y a de sang à évacuer. L’avantage par rapport au stérilet hormonal, c’est que ça fonctionne sur l’abondance des règles dès le premier cycle.
    • Le stérilet hormonal (SIU) : Inséré dans l’utérus pour une durée pouvant aller jusqu’à 5 ans, il diffuse une hormone dans l’utérus qui permet de réduire l’endomètre et donc le flux. Il sert également de contraception. À la différence de la pilule, le SIU peut mettre jusqu’à 6 mois pour être vraiment efficace.
  • Les traitements non-hormonaux
    Ils agissent sans modifier le système hormonal.

    • Les anti-fibrinolytiques
      Ces médicaments réduisent les saignements en empêchant la destruction trop rapide de la fibrine (une protéine essentielle à la réparation des vaisseaux sanguins). Lors de règles abondantes, la fibrine est éliminée trop vite, ce qui augmente le flux sanguin. En bloquant l’enzyme responsable de cette dégradation, ces traitements permettent à la fibrine de colmater plus efficacement les vaisseaux, diminuant ainsi la quantité de sang perdue.
    • Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)
      Ils réduisent l’inflammation de la muqueuse de l’utérus. Et qui dit moins d’inflammation dit moins de flux et de douleurs.
  • Les traitements chirurgicaux
    Ils sont envisagés en dernier recours : quand le flux est lié à une cause précise ou que les autres options ne suffisent pas.
    Parmi ces traitements on retrouve : l’ablation de l’endomètre, l’hystérectomie, la polypectomie, la myomectomie ou l’embolisation des artères utérines.